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Conserver le gazon durant l’hiver

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Pour ce faire, voici quelques « petits trucs ».On peut mettre en évidence de petites opérations faciles à réaliser qui permettront de conserver le gazon durant tout l’hiver dans un bon état sanitaire.
On a coutume de croire que l’entretien d’une pelouse se réalise uniquement à la belle saison.
Or la plupart des améliorations qu’elles soient chimiques ou structurelles sont à réaliser à la fin ou au début de celle-ci.

Première chose : remonter la hauteur de coupe au début de l’automne à 4 ou 5cm.

Si le gazon pousse en plein hiver et pour peu que le sol soit bien ressuyé, il ne faut pas hésiter à le tondre aussi souvent que nécessaire.

Il faut enlever ou souffler les feuilles d’arbres dès que possible. On empêche de la sorte le pourrissement et l’apparition de maladies.
Le gel joue un rôle sanitaire important sur les pelouses débarrassées de toutes ces matières organiques.

L’automne  est la saison rêvée pour réaliser un semis de regarnissage dans les zones dégarnies.

C’est également le moment de commencer la lutte contre la mousse.

Si vous voulez encore faire évoluer votre pelouse, il faut avoir recours à une approche un peu plus agronomique.

Une analyse chimique (et parfois granulométrique) permet de dresser la carte d’identité du sol sur lequel pousse votre gazon.
Elle vous permettra de mettre en avant les déficits et/ou éventuels excès de certains éléments dans votre sol (il faut bien entendu se référer aux normes chimiques concernant le gazon).

A partir de ce constat, un plan de correction et un plan de fumure peuvent être élaborés

La fumure de correction, comme son nom l’indique, vise à corriger les déficits importants du sol. Ces corrections sont souvent effectuées en hiver avec des engrais peu élaborés à fonte lente.

Ce mode opératoire comporte de nombreux avantages : les problèmes sont réglés à moindre coût à une période où l’on est assez peu dans son jardin. Il faut savoir qu’en cas de fortes carences, les fumures de correction doivent parfois s’effectuer sur plusieurs années (2 à 3 au plus).

Le pH fait partie de la chimie du sol mais a également une influence sur la structure de celui-ci. C’est un élément très important à surveiller de près. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est bien un pH légèrement acide qui convient au plein épanouissement du gazon.

On est généralement confronté à un pH trop acide. Il existe toute une kyrielle de chaux qu’elles soit marines, magnésiennes etc. Le tout est d’en choisir une qui corresponde le mieux aux spécificités de votre sol et à vos aspirations personnelles. Néanmoins, il faut toujours faire attention de ne pas redresser trop vite le pH sous peine de perturber les équilibres du sol ainsi que les microorganismes qui y vivent. Dans les cas extrêmes, la qualité du gazon peut en pâtir.

Le plan de fumure à proprement parlé vise à apporter les matières nutritives nécessaires au plein épanouissement du gazon en fonction de la saison et de la nature du sol. Quelle que soit la gamme d’engrais sur laquelle se porte votre choix, il s’agit bien de nourrir le gazon et non pas le gaver. Le respect d’une certaine logique agronomique est donc de rigueur pour éviter de trop fortes pousses ou des pertes de matières fertilisantes par lessivage.

Les améliorations structurelles sont généralement beaucoup plus lourdes à mettre en œuvre.

On peut cibler différents types d’améliorations : le drainage, la décompaction du sol, le changement de structure.

Le drainage s’accommode souvent bien d’un mois de septembre encore doux et pas trop pluvieux. Dans ce cas de figure, les travaux ne sont pas trop pénibles et le gazon préalablement déplaqué reprendra à merveille.

La décompaction des sols peut s’effectuer selon divers procédés dont le coût et l’efficacité peuvent être assez différents.

La décompaction la moins onéreuse est celle réalisée à la fourche mais elle est également la plus physique. Elle ne peut s’appliquer qu’à de petites parcelles. Toute une série d’outils de décompaction peuvent également être attelés aux tracteurs tondeuses.

Les méthodes professionnelles restent certainement les plus efficaces (décompaction pneumatique et de type « vertidrain »), elles sont également les plus coûteuses.

Une bonne décompaction du sol avant l’hiver permet la respiration de celui-ci. L’action du gel sera également augmentée ce qui aura un effet bénéfique sur la structure du sol.

Le changement de structure est quelque chose d’extrêmement lent si l’on doit opérer sur un gazon déjà en place. On cherche généralement un allègement du sol par un apport de sable.

Cela peut prendre des années.

Alors si vous envisagez de créer un nouveau gazon, n’hésitez pas à faire réaliser un audit de votre sol. Cela vous permettra d’y enfouir la quantité de sable nécessaire pour obtenir un sol convenant à un gazon de qualité.

 

Frédéric Cahay
Consultant Gazon