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Les cultures protégées
Il y a plusieurs manière de protéger ses cultures, Victor Jadin les passe en revue...
Types de protection
La côtière
La côtière ou « costière » est une plate-bande dont la surface est inclinée vers le Sud afin de recevoir le maximum de rayons solaires et s’échauffer rapidement.
Les côtières sont propices aux semis en pépinières et à la culture des variétés dites de primeurs : carotte, cerfeuil, épinard, laitue à couper, laitue de printemps, radis, etc.
Matériel de couverture
Chapeau de soleil
Espèce de petite cloche en plastique souple qui représente à elle seule une petite serre individuelle pour chaque plante.
Filet thermique
Film plastique aéré que l’on étale sur les semis ou les plantations. Il laisse passer la pluie et protège du froid, ce qui crée une ambiance favorable au développement harmonieux des végétaux.
Voile d’hivernage
Le voile d’hivernage est réalisé en toile non tissé qui laisse passer l’air, la lumière et la pluie. Il peut être également constitué d’un film de bulles plastique.
Il sert surtout à envelopper les arbustes fragiles pour l’hiver, et à protéger le point de greffe des rosiers sur tige.
Mini serre
Les mini serres permettent de produire des jeunes plants de fleurs et de réussir des boutures, telles celles de géranium, et de réaliser les semis de légumes dans un environnement et à une époque où la température au jardin ou dans la serre froide (5 à 8°) est insuffisante pour y faire démarrer ces cultures.
Cloche
Les cloches maraîchères sont des parois convexes en verre ou en plastique, moulées d’une seule pièce, que l’on disposent sur des plantes isolées ou groupées par petits lots.
Utilisation
Elles sont utilisées pour hâter la production d’un grand nombre de plantes potagères (artichaut, laitue, rhubarbe, fraisier, condimentaires, etc.) et de plantes florales assez fragiles.
Accessoirement, elles protègent ces végétaux contre les prédateurs, surtout les limaces, et contre les intempéries (pluie, grêle et gel).
Ils existent également des cloches en matériau opaque qui conviennent pour le blanchiment de certains légumes, comme les chicorées et les scaroles.
Tunnels
Le tunnel plastique est constitué d’arceaux métalliques ou plastiques en forme de demi-circonférence, dont les deux extrémités sont fixées en terre. Sur ceux-ci sont tendus des fils métalliques, sur lesquels est étendu un film plastique, que l’on fronce aux deux bouts et que l’on tend à l’aide de piquets.
Utilisations
1. Semis et repiquage de printemps. Il permet de récolter avec 3 à 4 semaines d’avance. A la mi-mars, semer des carottes hâtives, des pois nains hâtifs, des laitues à couper et pommées de printemps, des radis primeurs... et forcer quelques fraisiers ou des plants de pommes de terre hâtives. A la mi-avril, semer des haricots verts, des radis, des fleurs et repiquer des laitues. On peut enlever le tunnel après le 15 mai.
2. Semis de légumes et de fleurs qui seront ultérieurement remis au jardin potager ou d’ornement.
3. Culture de plantes très exigeantes en chaleur, qui viennent de la serre chaude (concombre, melon, aubergine, poivron...). La mise en place se fera vers le 15 mai et on laissera le tunnel jusqu’à la récolte.
4. Semis d’arrière-saison. Il permet de prolonger les récoltes à l’automne (cerfeuil, chicorée, épinard, haricot, laitue, radis...), en les protégeant des premiers froids.
5. Assure la protection hivernale du carré des plantes condimentaires et des plantes à fleurs bisannuelles.
Châssis et coffres
Ce sont les compléments de la serre, mais dans les petits jardins, sur une terrasse ou un balcon, ils peuvent remplacer celle-ci, s’ils sont munis d’un système de chauffage..
Ils permettent de réaliser de nombreuses cultures forcées, hâtées ou retardées et de maintenir plus longtemps à l’automne des récoltes, qui non protégées, seraient détruites par les gelées précoces (carotte, laitue, chicorée, scarole, melons, radis etc.).
Ils peuvent être utilisés de trois manières :
Couche froide
Elle peut avoir la même utilisation que la côtière, mais en plus on peut s’en servir pour :
· les semis et repiquages de légumes (carotte, cerfeuil, choux, épinard, laitue à couper, radis, etc.) dont on veut avancer la récolte de deux à trois semaines ;
· les semis de fleurs (cosmos, muflier, phlox annuel, reine-marguerite, rudbéckia, tagète, zinnia, etc.) pour fleurir à partir de fin-juin ;
· les repiquages de légumes semés à chaud (céleri, laitue printanière, tomate, etc.) et l’acclimatation de ceux qui ont été semés en pots (aubergine, melon, poivron, piment, etc.) ;
· les repiquages de fleurs semées à chaud pour lesquelles il faut une ou deux transplantations et assurer la transition entre la chaleur et la mise en place en pleine terre ;
· le forçage des fraisiers ;
· la culture du melon ;
· l’hivernage de certains légumes plus fragiles.
Couche chaude
La température dans cet abri de culture sera de 15 à 25° en fonction du besoin en chaleur des végétaux présents.
Son utilisation est proche de celle de la serre, excepté pour les plantes à fort développement :
• semis des graines de légumes (carotte, céleri, cerfeuil, choux, concombre, cornichon, courgette, épinard, laitue, melon, poireau hâtif, radis, tomate, etc.), de fleurs (agératum, coloquinte, cosmos, impatiens, muflier, pétunia, phlox annuel, reine-marguerite, rudbéckia, salvia, tagète, zinnia, etc.) et de plantes d’appartement exigeantes en chaleur pour assurer une bonne germination et pour lesquels on souhaite un développement rapide ;
• repiquage des plantes reprises ci-dessus si leur culture l’exige ;
• réaliser la culture complète des légumes dits de « primeurs » : carotte, cerfeuil, cresson, endive toujours blanche (endivette), épinard, laitue à couper et printanière, radis, etc.
• avancer la récolte des plantes condimentaires en pots ;
• cultiver melon, cornichon et concombre ;
• forcer les fraisiers ;
• forcer le muguet et les oignons à fleurs à floraison printanière pour les faire fleurir en hiver (crocus, narcisse, jacinthe, tulipe, amaryllis, etc) ;
• faire les cultures d’arrière-saison des légumes sensibles aux premières gelées.
Comment se servir d’un châssis ?
Pour obtenir le meilleur rendement d’un châssis, il existe quelques règles élémentaires à respecter :
• l’orientation doit être plein sud, face au soleil, une protection hivernale contre les vents du Nord et d’Est prévient les grosses déperditions de chaleur ;
• la couche de végétation doit être d’au moins 25 cm, elle sera faite d’un substrat riche et bien drainé (compost, humus vivant.. .) ce qui constituera la meilleure base pour la germination et la croissance des plantes. Il faut retourner régulièrement ce substrat et y ajouter des éléments nutritifs chimiques ou organiques ;
• le vitrage sera maintenu bien propre, pour qu’un maximum de lumière parvienne au niveau des végétaux ;
• aérer dans le sens opposé du vent, éviter les températures trop élevées et l’excès d’humidité, qui favorisent le développement des champignons ;
• si les nuits sont froides, mettre un paillis sur le châssis pour garder la chaleur le plus longtemps possible ;
• quand le soleil est trop fort, ombrer avec une toile ou du blanc d’Espagne pour éviter les brûlures et le dessèchement ;
• maintenir votre châssis bien propre, sans mauvaises herbes, afin d’éviter l’attaque des limaces, un traitement préventif est souhaitable ;
• alterner les cultures, afin d’éviter la propagation des maladies.
Serres
La serre est l'abri horticole idéal, car elle fournit aux plantes le milieu le plus favorable à leur développement et en même temps les protège contre les intempéries. De plus, elle permet de jardiner d'un bout à l'autre de l'année et élargit considérablement vos possibilités de production.
Quelques conseils pour bien la choisir :
· avant de commander, il faut voir un modèle de démonstration ou mieux un modèle similaire chez un particulier ;
· ne pas hésiter à choisir au départ une serre complète avec base, gouttières, tablettes et tables ;
· choisir une serre assez grande pour vos besoins présents et futurs, de préférence une serre que l'on peut agrandir plus tard ;
· ne pas lésiner sur le nombre de panneaux ouvrants permettant une aération suffisante de la serre, au moins 2 panneaux par 10 m2 au sol. L'aération latérale est également très importante ;
· la porte doit être coulissante sur un rail porteur très solide, de plus elle doit être facile à démonter pour un entretien aisé ;
· la largeur de la porte à beaucoup d'importance, ne serait-ce que pour pouvoir entrer avec une brouette, la double porte est idéale. Eviter un seuil de porte trop haut ;
· les serres en aluminium sont plus faciles à entretenir que celles en bois ;
· le verre est le matériau de couverture le plus intéressant parce qu'il transmet très bien la lumière et qu'il est inusable. Le plastique résiste rarement plus de 5 ans aux intempéries et aux effets du soleil, par contre les serres en plastique sont moins coûteuses ;
· une serre à côtés verticaux et parallèles permet une meilleure utilisation de l'espace et crée des volumes plus hauts qu'une serre à parois penchées non verticales. Par contre celle-ci résiste mieux au vent et capte très bien les derniers rayons du soleil ;
· une serre ne vous procurera beaucoup de plaisir que si elle est bien équipée, mais cela peut se faire petit à petit ;
· il existe également des serres adossées, soit à un mur soit à l'une des faces de la maison, elles sont moins claires mais plus faciles à chauffer.
Types de serre
Il existe plusieurs modèles de serres, généralement livrées en kit.
La serre dite « hollandaise »
Elle a deux versants et deux parois latérales verticales ou obliques, d’où très bonne stabilité et idéale pour capter les rayons du soleil même en hiver, ce qui est très favorable à la végétation. Entièrement vitrée, elle demande l’appoint d’un chauffage, si l’on veut y réaliser un maximum de culture
La serre adossée
Elle est accotée à un mur de la maison ou à un mur de clôture.
Sa construction est économique et solide, il y a moins de déperditions de chaleur et peut éventuellement être chauffée par le chauffage central de la maison.
La serre heptagonale ou octogonale
Elle est généralement appelée serre d’orangerie. Elle est très esthétique, et peut être considérée comme un ornement de votre jardin.
La serre tunnel
Sous forme de demi-cercle, elle est constituée d’une armature métallique sur laquelle est déployée une bâche en plastique, de préférence armé. Les deux extrémités peuvent être pourvue d’une porte de grande dimension, ce qui permet d’y travailler avec du matériel plus volumineux.
La serre mini
Ces petites serres qui dépassent rarement 1,50 m sur 1 m, sont souvent adossées contre un mur ou placée sur une terrasse. Elles sont en général pourvues d’étagères sur trois niveaux.
Elles peuvent servir pour :
• cultiver quelques plantes sur une surface relativement petite ;
• faire vos semis protégés avant leur mise en place au jardin ;
• réaliser la culture de quelques plantes à grand développement, telles que tomate, concombre, aubergine, poivron, piment, etc.
• assurer la protection hivernale de quelques plantes condimentaires ;
• permettre le stockage des plantes de terrasse pendant l’hiver et les protéger contre les intempéries.
Chauffage
Les serres sont classées en plusieurs catégories, en fonction de la température moyenne que l’on y maintient pendant les mois d’hiver.
La serre froide
Elle ne bénéficie d’aucun chauffage d’appoint, et sa température sera de 6 à 8° supérieure à la température extérieure et cela à l’aide d’isolants thermiques : plastique à bulle d’air, voile d’isolation, canisses ou claies à ombrer.
Elle sert à protéger des plantes sensibles (laurier rose, cactées, fuchsia, camélia, etc.) et à démarrer le forçage des oignons à fleurs, lequel sera achevé à l’intérieur.
Les plantes alpines seront parfaitement à leur place dans cette serre froide.
La serre froide avec chauffage
Dans celle-ci une température minimum de 5 à 6° y est maintenue grâce à une très bonne isolation, voir ci-dessus, et un système de chauffage approprié.
Cette serre vous permet de :
• mettre en végétation les bulbes à floraison estivale : bégonias tubéreux, dahlias, amaryllis, canna, etc. ;
• conserver sans risques les plantes gélives : plantes d’orangeries, pieds mères de géranium et de chrysanthèmes, plantes d’appartement, etc. ;
• semer tardivement les fleurs bisannuelles et bouturer les géraniums.
La serre tempérée
C’est une serre ou la température hivernale est maintenue constante entre 12 et 14°.
Elle permet :
• la culture de différents légumes : laitues à couper et de serre, radis,
• l’hivernage des plantes d’intérieur, telles que azalée des fleuristes, Saint Paulia, gloxinia, etc.
• la culture en pot de certaines plantes exotiques : gerbera, datura, passiflore et de nombreuses variétés d’orchidées.
La serre chaude
Dans celle-ci la température permanente sera d’au moins 20°, ce qui implique une isolation et un système de chauffage sophistiqué, dans ce cas la consommation en énergie est relativement importante, donc fort onéreuse.
Elle sera également équipée d’un système d’éclairage avec programmation, sinon la trop courte luminosité en hiver limiterait les avantages de la serre chaude.
Cette serre autorise toutes les cultures de légumes et de fleurs.
Victor Jadin.
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Prévisions à 7 jours.




